mercredi 30 novembre 2011

Bilan météo de la Suisse

28 novembre 2011
Bulletin climatologique automne 2011

La Suisse a vécu son deuxième automne le plus chaud depuis le début des mesures il y a quelque 150 ans. L'écart à la norme 1961-1990 s'éleva à 1.9 degré en moyenne. Les précipitations furent largement déficitaires, surtout au Nord des Alpes. L'ensoleillement fut nettement excédentaire sur la plupart des régions du pays.
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rétrospectives annuelles http://www.meteosuisse.admin.ch/web/fr/climat/climat_aujourdhui/retrospective_annuelle.html

Tempêtes en Europe ces prochains jours

Pour ce week-end Dimanche Lundi !

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Depuis le début du mois de novembre la situation dans l'hémisphère nord a lentement évolué. Nous nous dirigeons à présent vers une situation propice au développement de tempêtes pour le début du mois de décembre.

Variabilité naturelle du climat

Pour mieux comprendre cette évolution, il est nécessaire de se placer dans un contexte plus général. En climatologie, il existe plusieurs indices ou indicateurs climatiques qui quantifient les anomalies de pression, de vent ou de températures dans certaines régions du globe (pour l'atmosphère mais aussi pour l'océan). Ces anomalies sont associées à des oscillations naturelles dont la périodicité peut varier de quelques mois à quelques dizaines d'années, voire parfois près d'un siècle. Ce sont ces variabilités naturelles (dont l'activité solaire fait également partie) qui sont responsables du "changement" climatique tel qu'il est qualifié à tord dans la plupart des médias. Le climat n'a en effet jamais été stable par le passé. Il est passé par des phases de réchauffement (comme l'Optimum Médiéval entre le Xème et le XIVème siècle) puis par des phases de refroidissement (comme le Petit-Âge Glaciaire entre la fin du XVIème siècle et le XIXème siècle).


Depuis le début de cet automne, les températures de l'atmosphère dans la stratosphère (entre 20 à 50 km d'altitude) ont commencé à chuter au-dessus du pôle Nord. Cette baisse est tout à fait habituelle en cette saison : de même que le vortex polaire s'affaiblit en été, il se reforme ensuite en hiver à mesure que l'influence du soleil s'amenuise. Toutefois, les températures actuelles sont passées en-dessous de leur moyenne climatique, signe d'un profond renforcement du vortex.


On a coutume de quantifier l'intensité du renforcement du vortex polaire par un indice climatique appelé Oscillation Arctique (AO), qui mesure la différence de pression entre le Groenland et les moyennes latitudes (environ 45°Nord). Plus la valeur de l'AO est élevée (valeurs positives donc) plus le vortex est puissant et inversement. Or l'intensité du vortex polaire détermine en partie la position du courant jet.


Le courant-jet est ce courant de vent d'altitude très rapide circulant à l'interface entre la troposphère et la stratosphère (entre 9 et 12 km sous nos latitudes). C'est lui qui influe sur la trajectoire et l'intensité des dépressions circulant aux moyennes latitudes. En phase positives l'AO est associée à un courant jet puissant dont la position oscille autour du 50ème parallèle nord. De ce fait, les dépressions circulent à des latitudes plutôt élevées entre le nord du Canada et l'Europe du Nord, apportant un temps doux mais perturbé en hiver, tandis que le sud de l'Europe et la Méditerranée connaissent un temps plus sec (hormis les phénomènes orageux). C'est ce cas de figure qui prévaut actuellement, avec une oscillation arctique en phase positive durable et assez marquée (valeur voisine de 3 actuellement).


Renforcement du vortex polaire au-dessus de l'Arctique


Inversement, en phase négative, l'AO est associée à un courant jet affaibli, plus variable en direction et dont la position descend autour du 40ème parallèle nord. Les hivers sont alors particulièrement rigoureux en Amérique du Nord et en Europe, avec un temps plus perturbé sur les régions méditerranéennes.


D'autres indices comme l'Oscilation Nord-Atlantique (NAO) ou l'oscillation quasi-biennale (QBO) ont un impact sur l'évolution tu temps à moyen et long terme, voire à plusieurs mois (comme le phénomène ENSO auquel est associé El Nino et La Nna) d'où leur prise en compte dans le cadre de la prévision saisonnière.

En particulier, on observe une anomalie persistante des vents dans la stratosphère équatoriale depuis l'hiver dernier. Cette anomalie est associée à l'oscillation quasi-biennale mentionnée précédemment qui, comme son nom l'indique, à une périodicité d'environ 24 à 30 mois. Durant cette période, les vents dans la moyenne stratosphère présentent tantôt une accélération vers l'ouest (on parle d'une Q.B.O en phase d'ouest), tantôt une accélération vers l'est (QBO en phase d'Est).


Bien que la Q.B.O soit un phénomène tropical, il affecte le courant stratosphérique d'un pôle à l'autre en modulant l'intensité du vortex polaire et donc indirectement l'intensité du courant jet et le le type de temps prédominant pour l'hémisphère nord.


Avis de tempête en Europe ces prochains jours


En phase d'ouest, la QBO favorise l'établissement d'un puissant vortex polaire (c'est qu'on observe actuellement) tandis qu'en phase d'est, elle favorise son affaiblissement.


On comprend donc mieux pourquoi la situation de ses prochains jours va favoriser le développement de fréquentes dépressions. Celui-ci est d'autant plus rapide et intense que le courant-jet est puissant : dans les cas extrêmes, on parle de "bombe météorologique" pour qualifier ces tempêtes qui explosent brutalement quelques heures avant de toucher terre, générant d'importantes destructions matérielles et parfois des victimes. Ce fut le cas des tempêtes Lothar et Martin survenues en décembre 1999.


La tempête Zafer attendue cette nuit sur les Iles Britanniques

Dans ce contexte, une forte tempête, nommée "Berit", a déjà balayé le week-end dernier la Norvège, faisant plusieurs millions d'euros de dégâts. Les vents avaient alors soufflé à près de 140-150 km/h, levant une mer très forte avec des vagues de 6 à 10 mètres qui avaient emporté plusieurs personnes près de la côte. Enfin, les cumuls de pluie ont atteint jusqu'à près de 100 mm par endroit.


Une seconde tempête est attendue dès cette nuit entre l'Islande et les Iles Britanniques. Baptisée "Zafer" par les services météorologiques allemands, elle concernera l'Irlande et le Royaume-Uni avant de faiblir jeudi en direction de la mer de Norvège. Elle générera des vents proches des 130-140 km/h sur les Highlands (nord-ouest de l'Ecosse) et 80-110 km/h sur le reste du Royaume-Uni et l'Irlande. La mer sera démontée avec des creux de 5 à 8 m rendant les conditions encore plus dangereuses près des côtes.


Nouvelles tempêtes pour le week-end

Puis les pressions repartiront temporairement à la hausse vendredi avant un nouvel affaissement pour le week-end. Un rail très perturbé se mettra en place entre le sud de l'Islande et l'Europe Centrale. Le long de ce rail (matérialisé par le courant jet), de nouvelles dépressions devraient voir le jour, se creusant en un lapse de temps très court et aboutissant à de vraies petites bombes météorologiques. Ces tempêtes, plus violente que Zafer, affecteront samedi et dimanche les régions de l'Europe du Nord allant des Iles Britanniques, le Benelux, l'Allemagne, la Pologne et un certains nombres d'autres pays frontaliers qu'il est difficile d'énumérer pour le moment en raison de l'incertitude encore importante quant à la trajectoire de ces tempêtes. De même la violence exacte de ces phénomènes demandera à être précisée ces prochains jours. D'autres dépressions très creuses sont attendues pour la semaine prochaine mais devraient concerner des régions aux latitudes plus nord.

La situation en Europe du Nord s'annonce très agitée ces prochains jours avec de fréquents avis de coup de vent et de tempête, avec des conditions de mer très dégradées (mer forte à très forte) en Atlantique Nord, en Mer du Nord et en Mer de Norvège. Les pluies seront localement soutenues. L'air froid déboulant à l'arrière de ces perturbations occasionnera des chutes de neige parfois abondantes entre le nord de l'Irlande, l'Ecosse, la Scandinavie et la Russie, avec également des chutes de neige en montagne que ce soit en France ou en Europe Centrale. Bref, un temps davantage de saison.

Cette situation pourrait se maintenir ensuite une partie de la semaine prochaine en raison du blocage engendré par le maintien de l'anticyclone au-dessus de l'Atlantique Nord et la persistance d'un puissant vortex polaire au-dessus de l'Arctique.

http://actualite.lachainemeteo.com/actualite-meteo/2011-11-30-20h11/tempetes-en-europe-ces-prochains-jours-14628.php

lundi 28 novembre 2011

La fin de la saison des cyclones approche aux USA

The 2011 Atlantic hurricane season officially ends Wednesday, having produced a total of 19 tropical storms of which seven became hurricanes, including three major hurricanes. See more at http://www.noaanews.noaa.gov/stories2011/20111128_endofhurricaneseason_2011.html



un nouveau système dépressionnaire est toutefois en cours

Record de température à Saint Petersbourg

La température à Saint-Pétersbourg, dans le nord-ouest de la Russie, a atteint 8,8 degrés Celsius dans la nuit de dimanche à lundi, un record pour un mois de novembre depuis le début des statistiques météo il y a 130 ans, a rapporté le centre météorologique local.
"Le précédant record avec 7,2 degrés Celsius a été enregistré en 1881" à Saint-Pétesbourg, a précisé Alexandre Kolessov, météorologue du centre.

La température moyenne dans la deuxième ville de Russie au mois de novembre est de moins 1,9 degrés, et la neige est de mise.

Dans l'ancienne capitale impériale russe, des vents violents ont par ailleurs abattu lundi quelque arbres et endommagé des toits, selon l'antenne locale du ministère des Situations d'urgence locale. (belga)
28/11/11 17h35

Les perturbations annoncées pour la fin du mois de novembre début décembre

L'anticyclone se replie

Les conditions anticycloniques qui dominent depuis plusieurs semaines sur la France faiblissent peu à peu cette semaine. On attend donc une dégradation très progressive du temps, plutôt en deuxième partie de semaine. En effet, aujourd'hui, dans la lignée d'un week-end calme, gris et brumeux, la situation reste stable.

Les brouillards et les nuages bas sont encore omniprésents, puis suivis de quelques éclaircies. En revanche, dès demain, une perturbation de faible activité gagnera le nord-ouest du pays, avec pluies éparses et vent, tandis que le temps restera calme et temporairement assez bien dégagé partout ailleurs, notamment en montagne. Mercredi sera une journée de transition avec un temps à nouveau calme en raison d'une cellule anticyclonique qui remontera d'Espagne et c'est surtout à partir de jeudi que le flux perturbé devrait gagner du terrain.


Mistral et tramontane s'imposent durablement en Méditerranée

C'est la moitié nord qui sera la plus exposée avec le passage de plusieurs perturbations, avec un renforcement du vent. Sur les régions de sud en revanche, le temps s'annonnce moins instable. En Méditerranée, le flux de sud apportera dans un premier temps quelques pluies, mais sans aucune mesure avec les épisodes pluvio-orageux des précédentes semaines. Ces pluies éparses, mardi et mercredi concerneront surtout le Languedoc. A partir de jeudi, mistral et tramontane se lèveront et on retrouvera le soleil.

En toute fin de semaine et pour le week-end prochain, le flux perturbé devrait s'accélérer, et le risque du premier coup de vent de la saison automnal n'est pas à écarter. Ce sont les régions situées au nord de la Loire qui semblent pour l'instant les plus exposées.


Des températures de saison

Les températures resteront pour leur part assez douces en plaine. En montagne en revanche, la neige pourrait faire son retour en deuxième partie de semaine (jeudi mais plus vraisemblablement vendredi) , à partir de 1500-1800 m en général et tombera en faible quantité.


Une fiabilité qui s'améliore


La fiabilité de la prévision est assez bonne. En effet, les hautes pressions solidement accrochées sur la France depuis plusieurs semaines devraient se replier vers l'Europe Centrale jeudi. Cela augure d'un changement de régime en vue du prochain week-end et d'un temps durablement perturbé avec de la neige en montagne mais aussi du vent.

Inondations torrentielles dans le Nord de l'Algérie

Les 26 et 27 novembre
Des pluies diluviennes se sont abattues dans la région de Béjaïa ont causé des débordement d'Oued qui ont fait une victime et des dommages matériels. Le secteur de la localité d'Amizour a été particulièrement touché puisqu'un petit garçon de 5 ans a été retrouvé mort, aux environs de 7 heurs trente minutes, à trente mètres du domicile familial par les éléments de la Protection civile de Béjaïa. Les mêmes éléments sont intervenu des heures durant dans la nuit sauvant d'une mort certaine une trentaine de familles.
L'oued Tâachach a débordé de son lit naturel. Il s'est fait particulièrement menaçant pour des dizaines de familles dont les habitations sont situées aux abords de cet oued. Les familles ont été évacuées de justesse par les pompiers. Le débordement de l'oued a également surpris un véhicule léger et un camion avec chacun à son bord 7 et 3 passagers. Les pompiers ont eu tout le mal du monde pour les sortir de l'eau, racontait hier matin un citoyen qui a assisté au sauvetage. Pour faire face à la situation, la Protection civile a mobilisé 5 camions incendies, 5 ambulances, un camion de transport et une soixantaine d'agents.
 Source : L'Expression

vendredi 25 novembre 2011

le changement climatique

une série de lecture à propos des modifications climatiques à travers les calculs sur la précession de Milankovitch vérifiés les prélèvements dans les océans
http://www.google.fr/search?tbm=bks&tbo=1&hl=fr&q=Milankovitch+calcul&btnG=