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vendredi 21 octobre 2011

La nouvelle industrie de la chimie verte

Le 29 octobre au Trocadéro à Paris S. Martrenchard explique comment le CNRS prépare avec Arkéma un nouveau plastique qui se réparte tout seul grâce à la matière végétale dont il est fait. Comment l'huile de ricin permet de faire de nouveaux matériaux. Au Brésil combiné à la noix de cajou il permet d'éliminer les nappes de pétrole. La chimie bio inspirée des levures et bactéries produit des catalyseurs biologiques à forte valeur ajoutée servant notamment aux médicaments pour lutter contre le cancer. "Chimie au CNRS un savoir faire maison"

Qu’est-ce que la chimie verte ?

Marie-Odile Monchicourt - 15:25 le 21 octobre 2011

Avec Sylvie Martrenchard (chimiste). Dans le cadre de l’exposition CNRS "Entrée en matière".
Du 19 au 30 Octobre, le CNRS propose, dans les jardins du Trocadéro à Paris, un événement scientifique intitulé "Entrée en matière". Expositions, conférences et animations vous y sont proposées.
Séverine Martrenchard, interviendra le samedi 29 Octobre de 16h. à 17h. dans le cadre de la "Journée spéciale Chimie" pour une conférence intitulée "La chimie au CNRS, un savoir-faire maison : quelles recherches en chimie se cachent derrière vos objets quotidiens ?"

Ecouter Séverine Martrenchard  (4'20")

source : http://www.france-info.com/chroniques-info-sciences-2011-10-21-qu-est-ce-que-la-chimie-verte-570257-81-165.html

Les conférnces du CNRS
http://www.cnrs.fr/entree-matiere/spip.php?rubrique11

programme du 29 octobre entrée libre
http://www-centre-saclay.cea.fr/fr/L-exposition-Entree-en-matiere-Explorez-la-matiere-sous-toutes-ses-formes

L’exposition « Entrée en matière » : Explorez la matière sous toutes ses formes…

Du 20/10/2011 au 30/10/2011
les jardins du Trocadéro, face à la Tour Eiffel
Du 19 au 30 octobre 2011, les scientifiques du CEA vous invitent, dans les jardins du Trocadéro, face à la Tour Eiffel, à la découverte de la matière comme vous ne l’avez jamais vue. Venez admirer la beauté de ces phénomènes au fil de l’exposition « Entrée en matière », un événement grand public et gratuit !
Du 19 au 30 octobre 2011, les scientifiques du CEA vous invitent, dans les jardins du Trocadéro, face à la Tour Eiffel, à la découverte de la matière comme vous ne l’avez jamais vue. Venez admirer la beauté de ces phénomènes au fil de l’exposition « Entrée en matière », un événement grand public et gratuit !
Tous les jours, les chercheurs du CEA, aux côtés des chercheurs du CNRS notamment, seront présents. Vous pourrez les rencontrer dans le cadre des conférences, des animations ou encore des projections de films, proposés tout au long de cet événement.


Evènement "Les experts des lasers sondent la matière"



19, 20 et 21 octobre
Le CEA présente une technique d’analyse très innovante : la LIBS. Cet appareil analyse en temps réel et à distance, grâce à un laser, la composition chimique d’un matériau. Une version de la LIBS équipera le prochain robot qui sera lancé vers la planète Mars fin 2011.


Conférences auxquelles participent le CEA

Tous les jours, assistez à des conférences. Vous pourrez notamment y retrouver les chercheurs du CEA.


Mercredi 19 octobre
  • 16 heures : à la recherche de la matière noire et des secrets du neutrino ,Fabrice Piquemal, CNRS, CEA
  • 17 heures : Antares, à la recherche du rayonnement cosmique Thierry Stolarczyk, CEA


Jeudi 20 octobre
  • 16 heures : Iseult et l’imagerie, un outil de diagnostic et de recherche pour les neurosciences, Pierre Vedrine, CEA
  • 17 heures : La physique des systèmes complexes, François Daviaud, CEA


Samedi 22 octobre
  • 15 heures : Des cathédrales aux centrales nucléaires, les liaisons tumultueuses de la rouille et du béton ,Valérie L’Hostis et Philippe Dillmann, CEA
  • 16 heures : Saturne et ses anneaux révélés par la sonde Cassini, André Brahic, CEA
  • 17 heures : Matière à fiction, Roland Lehoucq, CEA
  • 18 heures : Que savons-nous de l’origine de la matière ?, Étienne Klein, CEA


Dimanche 23 octobre
  • 16 heures : Notre mystérieuse étoile Soleil, Sacha Brun, CEA
  • 17 heures : à la découverte de l’univers froid avec le Satellite Herschel, Marc Sauvage, CEA


Lundi 24 octobre
  • 17 heures : Antimatière : pourquoi et comment la peser ? Yves Sacquin, CEA


Mercredi 26 octobre
  • 16 heures : La transmutation des déchets nucléaires, Bernard Boullis, CEA


Jeudi 27 octobre
  • 17 heures : La chimie verte à la rescousse de la planète bleue, Stéphane Sarrade, CEA


Samedi 29 octobre « Journée spéciale Chimie »
  • 18 heures : Explosions d’étoiles et synthèse de la matière, Thierry Foglizzo, CEA


Dimanche 30 octobre
  • 15 heures : Les noyaux exotiques, Alexandre Obertelli, CEA
Programme complet de l’exposition, des animations, des conférences et des projections de films


Renseignements pratiques

Exposition ouverte du 19 au 30 octobre 2011
Jardins du Trocadéro, Paris
Métro lignes 6 et 9, station Trocadéro
Entrée libre
Les animations sont destinées à tout public, à partir de 8 ans. Tous les jours de 10 heures à 18 heures et le week-end jusqu’à 19 heures.
Horaires d’ouverture
En semaine de 10 heures à 18 heures
Samedi et dimanche de 10 heures à 19 heures
Renseignements / Inscriptions scolaires, centres de loisirs :01 44 96 53 58
Un événement dans le cadre de l'année mondiale de la chimie

Au sujet du 23 octobre Sacha Brun en podcast http://www.cieletespaceradio.fr/au_coeur_du_soleil_et_des_etoiles__turbulences__vibrations_et_musique.720.UNIV_001

Au coeur du Soleil et des étoiles, turbulences, vibrations et musique

Univers, Système solaire, mis à jour le 04/04/2011
Au moment où le cycle solaire redémarre, pour un maximum d’activité prévu en 2012/2013, l’intérêt pour notre étoile ne cesse de grandir. Autant pour comprendre l’origine de son activité cyclique, les principes physiques à la source de son magnétisme, que pour la comparer avec les autres soleils de la Galaxie. En effet, la révolution des moyens d’observation, au sol comme dans l’espace, transforme aujourd’hui les points lumineux dans le ciel en petits disques sur lesquels on « voit » des taches et événements qui impactent l’environnement stellaire des étoiles. Pour la première fois le Soleil n’est plus seul ; il peut être comparé à ses congénères avec un avantage certain : il entretient dans son environnement, depuis des milliards d’années, les conditions favorables au développement de la vie.
avec Sacha Brun astrophysicien à l’IRFU/CEA

vendredi 14 octobre 2011

L'huile de ricin et le baume de cajou pour récupérer le pétrole déversé en mer

PétroleValorisation de l'huile de ricin et du baume de cajou pour récupérer le pétrole déversé en mer
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/59861.htm
Les déballastages sauvages de pétroliers et les fuites de pétrole accidentelles ont déjà causé des dommages en divers endroits du monde. La contamination de l'eau par le pétrole est un problème courant étant donné son transport par voie maritime sur de longues distances. La découverte récente de la couche pré-sel et son exploration par Petrobras représente un risque d'ordre environnemental pour les eaux brésiliennes.

Une méthode de récupération du pétrole, à base d'huile de ricin et à base du liquide de la noix de cajou, appelé LCC dans l'étude ("Liquido da castanha de Caju"), qui sont des matières premières renouvelables et abondantes au Brésil, a été mise au point par une équipe de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ). Cette méthode, efficace, simple et peu coûteuse, minimise l'impact de la pollution sur l'environnement. Le projet a été développé grâce au soutien de la FAPERJ (Fondation d'Appui à la Recherche de l'Etat de Rio de Janeiro).

Au Brésil, le liquide de la noix de cajou est amplement utilisé et exporté. Il trouve notamment des applications comme antioxydant dans les combustibles et les lubrifiants. Le Professeur Fernando Gomes de Souza Junior, qui a travaillé de concert avec un groupe de recherche de l'Institut de Macromolécules Professeur Eloisa Mano (Ima) de l'UFRJ, relate qu'ils travaillent depuis plusieurs années sur un plastique produit à partir du LCC, et qu'ils se sont rendus compte que la structure chimique du LCC est très proche de celle du pétrole. "[...] Ils peuvent donc s'attirer, chose que nous avons prouvé avec les tests que nous avons réalisés", termine Fernando.

L'attraction entre le plastique de LCC et le pétrole vient de la nature chimique du principal composant du LCC, le cardanol, qui a tendance à interagir avec les composés aromatiques et aliphatiques du pétrole. De la même façon, les chercheurs ont découvert que la glycérine résiduelle du biodiesel produit à partir de ricin permet d'atteindre le même objectif, ce qui est une aubaine si l'on considère les tonnes de résidus qui sont actuellement inexploités. Le procédé utilisé pour valoriser la glycérine est le même que celui utilisé pour le LCC, à ceci près qu'il faut ajouter des groupes aromatiques à la résine de glycérine pour obtenir un plastique avec des propriétés similaires au plastique de LCC.

L'étape suivante a été d'élaborer la forme sous laquelle la résine serait retirée de l'eau conjointement au pétrole. L'option de tamiser la résine a été d'abord envisagée, mais elle été jugée comme une perte de temps et d'efficacité. L'équipe de recherche a ensuite trouvé une solution plus adaptée : mélanger ce plastique à des nanoparticules magnétiques, les maghemites, pour que la récupération du matériel avec le pétrole se fasse par la simple application d'un champs magnétique. Une fois mélangée aux maghemites, la résine produite est réduite en poudre pour que sa surface d'action soit plus importante.

La matériel est fabriqué au Laboratoire de Biopolymères et Capteurs de l'Institut de Macromolécules de l'UFRJ. C'est également dans ce laboratoire que sont réalisés les premiers tests de récupération du pétrole en eau de mer avec les résines magnétiques, le pétrole étant fourni par l'entreprise Petrobras. La méthode de production de la résine est peu coûteuse et facile à mettre en oeuvre. Fernando précise que "la quantité relative de matériel pour retirer le pétrole de l'eau est relativement faible, puisqu'un gramme de cette résine permet de capter facilement de cinq à huit grammes de pétrole".